Alain BALLEREAU

Peintre | verdun sur garonne ; midi-pyrénées - languedoc-roussillon
Artiste contemporains

À propos

Depuis 1988, Alain Ballereau expose régulièrement ses oeuvres en France et à l’étranger.

En 1991, il s’installe dans le Tarn et Garonne, où il se consacre entièrement à la peinture.

Expositions personnelles

2017 - "En des Rives", Galerie Aude Guirauden, Toulouse

2016 - Collège Joseph-Rey à Cadours

2015 - Galerie Véronique Wantz, Minneapolis (USA)

Médiathèque, Fontenilles

2014 - Collégiale Sainte Croix de Loudun

Centre Culturel du Sacré-cœur, Montricoux

2013 - Galerie Peyrou, Sarlat la Canéda

Château du Cayrou, Puy l’Evêque

2012 - Siège de l'ARAPL Midi-Pyrénées, Toulouse

Chapelle des Pénitents Blancs, Gordes

2011 - Musée d’art Moderne et Contemporain, Cordes sur Ciel

Le Sm’art, Aix-en-Provence

Café Durand, Montauban

2010 - 349 Gallery, Beauzelle

Galerie l’Avatar, Montauban

2009 - Chez Jean Vidal, Saramon

2007 - Le Carmel, Tarbes

Galerie Eric Lefebvre, Bordeaux

2006 - Galerie AC/APA/CPP, Bordeaux

2004 - Espace Croix-Baragnon, Toulouse

2002 - Cégetel-Services, Toulouse

2001 - Espace Culturel, Verdun/Garonne

Galerie l’Acadie, Cajarc

Espace Liberté, Crest

2000 - Passerelle des Arts, Riguepeu

2000/97/94 - Mac 2000, Espace Eiffel-Branly, Paris

2001/00/99 - Galerie Astarté, Paris

1999/97 - Galerie Brigitte Griffault, Montauban

1997 - Atelier Gustave, "Astarté", Paris

Galerie du Port, Crest

1996 - Galerie Les Lumières, Nanterre

Galerie Claudine Legrand, Paris

1995 - Afrikaans Baaz'Art, Montauban

1994 - Galerie Art 50, Paris

Galerie Espace Variétés, Saint-Gaudens

1993 - Galerie Kandler,Toulouse

1992 - Galerie Muscade, Paris

1992/91 - Mac 2000, Grand Palais, Paris

1990 - Espace Culturel Paul Ricard, Paris

Expositions collectives

2017 - " Spring’s exhibition", Galerie DX, Bordeaux

2016 - " Esprit de Famille", Musée Ingres, Montauban

2015 - "Présentation, représentations", L' Eclectique, Montauban

Lieu dit-Montiège "Arbore", St Soulan (32)

2014 - Musée d’art Moderne et Contemporain, Cordes sur Ciel

2013 - " Empreintes et désir ", Galerie D.X, Bordeaux

Créateurs contemporains en Midi Pyrénées, Musée Ingres, Montauban

Galerie l'Acadie, Cajarc

2012 - Centre de la Céramique "Black is Beautiful", Giroussens

Atelier F. Berthelot, "Des Collages", Cahuzac sur Vère

2009 - Galerie l’Avatar, Montauban

Galerie D.X “Regards croisés”, Bordeaux

J.C.Blais/C.Viallat/A.Ballereau, Galerie D.X, Bordeaux

2006- Hotel de ville, Le Bouscat

Passerelle des Arts, Lectoure

2003 - Détours’ O3, Billère

2001 - Diagonale des Arts, Cahors

2000 - Atelier du Lavoir, Sarlat

Ancienne Justice de Paix, Saint Cyprien en Périgord

1999 - Chapelle des Jésuites, "Balthazar", Arles

1999/97/95 - Ancien Collège, "Grands Formats", Montauban

1997 - Galerie Brigitte Griffault, Montauban

Galerie Kandler, Toulouse

Musée Ingres, Montauban

"Jeune peinture, jeune sculpture", Courbevoie

Salon d'art contemporain, Saint-Antonin Noble Val

1996 - Détours’ 96, Billère et Auch

Salon d'Art Contemporain, Verdun-sur-Garonne

Théâtre de la Mer, "les Commun'Arts", Sète

" Le temps, l’œuvre et l’instant ", St.Quentin-en-Yvelines

1995 - Rencontres d'Art, Musée Ingres, Montauban

"Le Proche et le Lointain", Musée des Beaux-Arts, Pau

1994 - Château de Tours, "Balthazar", Tours

1993 - "Balthazar", Galerie Artgument, Montbazon

Galerie Askéo, Paris

Gare Montparnasse, "Paris-Washington", Paris

1992 - Galerie Daphné Behn-Williame, Chartres

Galerie Citadela, Prague

Galerie Wetherhold, Washington

Galerie Annie Mouilleron, Strasbourg

1991 - Grand Palais, Grands, Jeunes d'Aujourd'hui, Paris

Musée Municipal, Séoul

1990 - Grand Palais, Jeune peinture, Paris

Prix : Ville de St Grégoire, Saint Gaudens, Montauban, Montmorency, prix du conseil

Régional, Diagonales de Cahors, prix d'Art Contemporain de la ville de Créteil …

Collections publiques :

Fondation Ricard, Groupe SFR, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Cordes sur Ciel.

Collections privées : France, Etats Unis

Peindre avant toute chose…

À peine sorti de l’adolescence, Alain Ballereau intègre l'École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d'Art de Paris. Élève discret, il poursuit hors de sa formation ses recherches personnelles, comme une nécessité presque thérapeutique. Sélectionné pour exposer à l’International Festival of Youth Art and Craft de Glasgow etsoutenu par quelques enseignants qui lui achètent même des œuvres sur papier, comme Robert Wogensky, il commence à apprivoiser le statut d’artiste. Jamais il ne cesse de peindre et d’exposer par la suite. En 1991 il fait le choix exclusif de la peinture et quitte Paris pour s'installer son atelier dans le Sud-Ouest. Il est représenté en permanence par deux galeries, en France et aux États Unis.

« L’aventure de la peinture, c’est se surprendre à chaque instant dans l’acte de peindre. C’est jouer avec l’ombre et la lumière pour ouvrir des espaces, des voyages intérieurs. C’est précipiter le hasard en toute innocence et le contrôler.»

Face au travail d’Alain Ballereau, on se dit que le choix de l’option “surface et art mural” durant ses études n’était sans doute pas anodin, de même l’intérêt particulier qu’il porte déjà à certains artistes de Supports/Surfaces, comme Pincemin, ou encore au travail formel de Dubuffet, Aleschinsky et Rothko. Alain Ballereau aime peindre grand, au sol, à genoux ou plié en deux au milieu de l’atelier, tournant autour de son travail. À l’aide de raclettes, spatules ou brosses larges, il recouvre, étale, enlève, superpose sa matière picturale, une peinture acrylique mate qui répond à son geste, fluide et rapide. Délaissant la toile tendue sur châssis il adopte les tissus libres, lin, coton, draps de récupération… Il développe également une technique sur Kraft : assemblé en couches superposées, ce matériau modeste offre une surface robuste et maniable, une matière vivante, laissée visible par endroit, apte à faire vibrer les couches de peintures l’une sur l’autre… Ses grands papiers, jusqu’à 3 mètres parfois, peuvent ainsi voyager. Ils se roulent et se déroulent, s’accrochent sur d’ingénieux châssis démontables ou se suspendent pour s’offrir au regard du public.

Dès ses premières œuvres, Alain Ballereau se libère de la composition classique et explore un monde gestuel, lyrique et graphique, d’abord économe en couleur. Puis des amoncellements jubilatoires de signes-objets envahissent l’espace avant d’être domptés dans des cases. Il joue avec l’empreinte, plie et déplie le tissu poreux, case sur case imprégnée de jus coloré, comme des histoires inachevées. Se développe ainsi une longue série de damiers sur tissus puis sur papiers : couleurs franches, lumineuses ou grinçantes où des éléments plus ou moins allusifs résistent encore. Bientôt l’anecdotique s’estompe et disparaît. Il revient à la surface matière, au travail de la couleur pour elle-même. Abstraction paysagiste ou transpositions mentales de vibrations naturelles, ce sont des pays rêvés, souvenirs entre ciel et terre, strates géologiques, multicouches vibrantes, coulures et arrachements, rouges, jaunes, bleus, gris, blancs et noirs profonds… Pas d’autres titres que des numéros, c’est avant tout de la peinture.

Pénétrer dans l’atelier d’Alain Ballereau, perché à hauteur de ciel, permet de prendre la mesure de cette capacité d’exploration du peintre. La production est impressionnante ! Par strates se côtoient des recherches menées au fil du temps, avec la constante maîtrise du geste et de l’espace par la couleur. Cette accumulation de peintures en friche, cette « matière première » lui donne une grande liberté dans l’exploration de pistes nouvelles. Viallat plie ses toiles dans des cantines, Ballereau les garde à vue, empile ses papiers au sol ou les suspend sur les étendoirs de l’atelier. Choc du visiteur pour lequel il étend, déplace à bout de bras, extrait, déplie : un riche vocabulaire de signes, des damiers ou des bandes colorées, des troncs d’arbres comme des sentinelles balisant l’espace, des personnages égarés dans un no man’s land et en eux-mêmes, et depuis quelques années, de vastes étendues imaginaires dans lesquelles l’esprit du spectateur semble pourtant évoluer en paysages connus.

Caroline Lesage.

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